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Foire aux questions infection rénale

FOIRE AUX QUESTIONS concernant l'infection rénale

Question : Je suis souvent sujette aux infections urinaires. Actuellement j’en fait une avec fièvre et douleurs lombaires droites. Est-ce grave ?

Réponse : Vous faites probablement une pyélonéphrite aiguë droite. Celle-ci est secondaire à une infection urinaire basse (cystite). Il faut pratiquer un ECBU pour déterminer le germe en cause (c’est un Eschérichia coli dans 80% des cas), un ASP et une échographie rénale pour éliminer un obstacle sur les voies excrétrices. Une urotomodensitométrie rénale peut confirmer le diagnostic en montrant des zones hypodenses. A la différence de la cystite qui fait l’objet d’un traitement antibiotique court, la pyélonéphrite doit être traitée par deux antibiotiques par voie intra-veineuse (ou intra-musculaire) pendant quelques jours puis par un seul antibiotique pendant 3 semaines.

Question : J’ai des antécédents de calculs urinaires. J’ai actuellement des douleurs de colique néphrétique avec de la fièvre. Que dois-je faire ?

Réponse :Il peut s’agir d’une pyélonéphrite sur obstacle. Il faut dans un premier temps pratiquer un ASP et une échographie rénale pour rechercher un calcul et une dilatation des cavités rénales témoignant d’une obstruction. Si tel est le cas il faut envisager une hospitalisation en urgence pour :
– Pratiquer une urotomodensitométrie rénale pour confirmer le diagnostic et apprécier avec précision le retentissement sur la voie excrétrice.
– Prévoir un drainage en urgence de la voie excrétrice par sonde urétérale ou néphrostomie per-cutanée associée à une antibiothérapie par voie intra-veineuse.

Question : Je suis une femme de 78 ans qui a des difficultés à uriner et une descente d’organes. Je fais souvent des infections urinaires et j’ai fait récemment une pyélonéphrite droite. Comment les éviter ?

Réponse : Votre dysurie dans le cadre d’un prolapsus génital témoigne vraissemblablement d’une vidange vésicale incomplète avec résidu post-mictionnel important. Ceci est un facteur favorisant des infections urinaires basses qui sont plus fréquentes dans ce contexte. Celles-ci sont également favorisées par l’atrophie tissulaire et la sécheresse des muqueuses engendrées par la carence œstrogénique de la période post-ménopausique. Pour éviter les infections urinaires il faut :
– Prévoir une exploration et un traitement du prolapsus génital de manière à assurer une meilleure vidange vésicale. Le traitement peut être chirugical ou réeducatif.
– Débuter une hormonothérapie œstrogénique locale pour lutter contre l’atrophie tissulaire.

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