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Comment fait on le diagnostic de l'impuissance sexuelle?

COMMENT CELA SE DÉVELOPPE T-IL ? COMMENT FAIT-ON LE DIAGNOSTIC ?

L’impuissance sexuelle se caractérise par une difficulté à obtenir ou à maintenir une érection qui permette un rapport sexuel considéré comme satisfaisant. Son origine organique est à rechercher par un interrogatoire, un examen physique et des examens complémentaires appropriés.

INTERROGATOIRE

Il constitue un élément clé de la démarche diagnostique.

Evaluation des érections et de la sexualité

La présence d’érections nocturnes, matinales, spontanées, avec une autre partenaire ou par masturbation, caractérisée par une durée adéquate (5 mn) et une bonne rigidité, font d’emblée éliminer une impuissance d’origine organique.

Par contre, l’inexistence (anérection), la diminution de la qualité (hypoérection) ou un défaut de maintien d’une érection correcte au départ (érection instable) orientent vers la recherche d’une cause organique surtout si le symptôme est ancien, répétitif et d’évolution progressive. De même la survenue d’une éjaculation sur verge molle est en faveur d’une origine organique.

L’interrogatoire recherche des antécédents qui orientent les recherches vers une organicité (cf : étiologies).

EXAMEN PHYSIQUE

Il commence par une évaluation des caractères sexuels secondaires (poids, taille, pilosité) dont une anomalie est en faveur d’une origine endocrinienne, de même que la présence d’une gynécomastie (gonflement des seins). On étudie également l’appareil génital (verge, scrotum, prostate).

L’examen neurologique étudie la sensibilité et les réflexes du périnée.

Enfin, une palpation des tous les pouls des axes artériels est éffectuée pour rechercher une anomalie vasculaire.

EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

Certains examens permettent de différencier impuissance organique et psychogène. D’autres recherchent une étiologie organique au trouble érectile.

Rigidométrie et évaluation des érections nocturnes

Il s’agit d’un appareil qui sert à mesurer la tumescence et la rigidité de la verge en érection. Il est constitué de deux capteurs mis en place à la racine et à l’extrémité de la verge et qui sont reliés à un appareil informatisé d’enregistrement. Ces capteurs permettent d’évaluer la rigidité de l’érection de la verge. Cet appareil peut être utilisé en ambulatoire mais surtout dans le cadre d’enregistrements nocturnes.

Cette méthode repose, en effet, sur la survenue physiologique régulière d’érections au cours de phases particulières du sommeil, dites phase de sommeil paradoxal. Ces érections sont présentes à tout âge mais déclinent après 65 ans. Les capteurs du rigidomètre peuvent donc mesurer la survenue de ces érections et mesurer leur intensité. La présence de ces érections nocturnes témoigne d’un cycle physiologique et donc « d’une mécanique intacte ». L’existence d’une impuissance dans ce contexte est donc plutôt d’origine psychogène. A l’inverse, l’absence ou la rareté des érections nocturnes est un argument en faveur d’une origine organique.

Enquête étiologique

Examens sanguins

Dosage de la glycémie à la recherche d’un diabète.

Bilan lipidique à la recherche d’une hyperlipidémie favorisant l’artériopathie.

Dosages hormonaux : testostérone, prolactine, FSH à la recherche d’une endocrinopathie.

Doppler des vaisseaux génitaux + test aux prostaglandines.

Il s’agit d’une mesure par écho-doppler de la perméabilité des artères péniennes. Cet examen peut être sensibilisé par une injection intra-caverneuse de prostaglandines qui va induire une relaxation des fibres musculaires lisses des corps érectiles et ainsi favoriser l’obtention d’une érection. Un indice de pression pénienne faible en echo-doppler associé à une réponse médiocre à l’injection intra-caverneuse de prostaglandine est en faveur d’une cause vasculaire distale à l’impuissance.

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